
La Fête des Morts s’éloigne et les petites citrouilles mignonnes aussi. Deux jours de neige, une semaine de fin d’automne. On oscille.
Une chose que j’aime particulièrement en Finlande c’est leur amour de la lecture et à quel point les bibliothèques sont de véritables lieux de vie où l’on vient lire son journal et boire un café.
"Lorsque les femmes sont exclues des rangs, une moitié de l’humanité est en dépression, et naturellement l’autre moitié souffre de ce déséquilibre."
”Kun naiset ovat suljetut riveistä pois, on silloin toinen puoli ihmiskuntaa lamassa, ja luonnollisesti toinenkin puoli semmoisesta epäsuhtaisesta tilasta kärsii.”
Minna Canth (1844-1897).
Une parmi tant d’autres.
Veuve, élevant seule 7 enfants, tout en travaillant à la boutique de draperie.
Une féministe parmi d’autres - si rare à son époque.
J’imagine la longueur de l’hiver finlandais à son époque. La charge mentale avec les 7 et la boutique.
Elle est morte à 53 ans après avoir écrit 10 pièces de théâtre, 7 brefs romans et des tas d’articles.
En Finlande, elle a des rues, des places, et quelques statues, comme ici à Tampere. Les enfants l’apprennent à l’école. Une simple mère de famille, travailleuse, intellectuelle et... féministe.
Tout ce que les féministes françaises ont rejeté, elle l’était. Elle n’a pas la flamboyance de Valentine ni le cerveau-scalpel de Simone, et pourtant c’est la même lutte.



