
Si les énergies propres avait été pensées dès le départ pour être accessibles à tous, je ne passerais pas mes journée à promouvoir des fours solaires basiques parce qu’on serait dans un monde juste où chacun.e pourrait se chauffer et s’éclairer sans exploser les forêts ni l’atmosphère ni se flinguer les poumons. Et d’une.
A propos de ce monde, quelqu’un a dit qu’après la 2e Guerre Mondiale, la vulgarité (américaine) l’avait envahit. Je ne sais pas si c’est la vulgarité, la corruption, la violence ou autre, si ça a commencé avant, ou si ça fait partie de la nature humaine. Je ne sais pas.
Mais on peut convenir ensemble que tout cela joue un rôle hallucinant dans toutes nos vies. On a tous à gérer tout ça.
2 news m’ont récemment remise debout.
C’est arrivé en Finlande. Le grand événement des start-ups, Slush , a nommé son gagnant de l’année, qui remporte 1 million d’Euros. Ouais.
Sauf que les 2 propriétaires sont des Russes et que leur mission est d’aider les gens de l’IT (Russes inclus) à réussir leur immigration en Angleterre.
Sauf que Slush avait annoncé avant cela ne soutenir aucune entreprise russe (depuis quelques mois, ici en Finlande, il n’y a plus de visas accordés et on parle de construire un mur tout le long de la frontière).
Du coup, 3 jours après, le jury leur a retiré le prix.
Quelqu’un a eu honte. C’est assez rare, la honte.
De quel côté est la honte ? Que cette start-up ait pu passer toutes les étapes de la sélection ? Que le jury ait été à ce point déconnecté d’un contexte hyper-tendu ? Qu’il leur ait fallu 3 jours pour changer d’avis ? Que les fondateurs "martyrs" (également "fashion icons" installés à Londres) clament maintenant qu’ils sont victimes de discrimination ?
C’est un niveau de folie très fort mais bien visible, et c’est ça la bonne nouvelle : c’est dit, ça se voit, et dès que ça se voit, on peut faire quelque chose. Qu’un prix ne soit pas mérité, qu’il soit retiré, que quelqu’un ait osé dire "euh, attendez 2 secondes les mecs" et qu’une décision soit prise.
Pendant ce temps, la BBC, au lieu de couvrir la World Cup, a choisi de parler de droits humains et d’environnement. La classe.
A l’échelle d’une start-up ou d’un petit pays, on voit que le marketing toxique ne gagne pas toujours.



