A 37 ans, j’ai eu ma première voiture et je n’étais pas contente du tout mais les 10 bornes à vélo sous la pluie du Limousin pour faire mes courses, ça va un temps.
C’était une vraie caisse à savon, avec de la paille dedans.
Et puis en Finlande, contrairement à ce que j’avais imaginé, la voiture est obligatoire car les courses se font presque exclusivement dans les supermarchés géants. A l’américaine quoi.
J’ai encore râlé mais j’ai fait le plein familial du coffre comme tout le monde. Puis, j’ai décidé de me séparer de ma voiture une fois pour toutes et maintenant je redécouvre la liberté que c’est.
Pareil avec l’avion. Je me suis limitée autant que possible. Je participe depuis 15 ans à la diffusion des fours solaires Lytefire en Afrique de l’Est. Ce qui supposerait au moins un voyage par an pour moi, la directrice + les allers et retours des formateurs. Eh bien j’ai décidé de privilégier les formateurs à mon envie de voyager et de réseauter en local. J’ai décidé que ma présence ne serait pas si indispensable et qu’avec une bonne organisation, ça allait marcher comme ça. Et c’est le cas.
Ces voyages, je ne les ai pas fait, me limitant à un vol par an maximum pour quelque chose d’absolument indispensable (une urgence familiale, de longues vacances, ou une résidence de travail à San Francisco en 2017). Je sais, ce n’est pas idéal mais c’est mieux que rien et j’assume ce choix.
J’en suis maintenant à ne plus vouloir prendre l’avion du tout, sauf urgence familiale. Je repense tout. Et je me souviens de tous mes voyages lents en train, de mes explorations, des solutions qu’il faut trouver.
Je voulais vous inviter à y penser aussi. Et j’ai adoré la façon dont Etienne Baranger partage son voyage slow vers l’Albanie. Je vous recommande ce court clip (à voir ici).




