La racine de toute ma motivation c’est ça : une humaine mendiant dans une rue, dans une ville débordante de richesses.
C’était à Casablanca🇲🇦 pendant mon enfance et une partie de mon adolescence.
Parce qu’une partie de ma famille y avait émigré il y a longtemps, pour fuir la misère chez eux, en Europe.
C’était et c’est toujours insupportable.
Pourquoi elle ?
Pourquoi pas moi ?
Et comment est-ce possible que nous soyons si nombreux à "avoir" en excès tandis qu’elle n’a pas une seule chance d’oser envisager "être" la femme de ses rêves ?
Je n’ai malheureusement pas trouvé la formule permettant d’éradiquer la pauvreté une fois pour toutes. Mais beaucoup d’entre nous sont en train de co-créer des initiatives qui vont permettre d’avancer.
Mon job à moi, c’est de défendre la base : l’accès à une énergie propre pour tout le monde, peu importe l’origine, le genre, la culture. Et qu’on puisse gagner sa vie avec.
Oui, sans électricité la chaleur solaire fera tourner ton four où tu cuiras tes biscuits, tes barres énergétiques, ton pain, etc.
Tu pourras construire un grand four solaire toi-même, ou même un cuiseur pour faire tes conserves. Et tu pourras t’inspirer de femmes artisanes solaires qui utilisent la Lytefire dans les petites villes et les villages.
Celles que nous avons formé ne sont pas que dans des camps de réfugiés ou des campagnes reculées, non. Et certaines n’ont même pas besoin de nous pour être des femmes dynamiques au Kenya, en Ouganda, en France.
On a lancé cette campagne pour diffuser nos manuels au maximum. Pour soutenir les forces locales partout. Pour elles, pour qu’on voit comment elles contribuent déjà à l’économie de demain.
Joan Ogwang de la Solar Fire Bakery, Manon Robert de la Fourmi, la conserverie low-tech, Prudence Ladegi de Nebbi solar bakery et les femmes de Lytefire.
Merci à tous les soutiens et relais.
Campagne : https://fr.ulule.com/lytefire/



