Un petit paradis... une excellente librairie qui met les livres en pile par auteur et autrice, et au milieu un vinyl pour la musique, un vrai.
Ce son...
Cette odeur des livres.
Le bonheur.
J’y retrouve de vieux copains d’imaginaire. Comme Christian Bobin. Et puis des vrais, que j’ai connu, de très près ou de plus loin, comme Philippe Mac Leod ou Erri De Luca.
Je suis bien.
Le libraire est un athlète.
Il envoie 10 minutes d’échange serré sur René Girard, son utilisation dévoyée par Peter Thiel, l’évocation du discours de réception de René à l’Académie Française prononcé par son ami Michel Serres, et les larmes de Proust en s’achetant des chaussures, et j’étais aux anges. Même si je ne dis pas, évidemment, que je n’aime pas Proust.
Aux anges mais un peu sonnée quand même. Rouillée.
Je me suis dit que je n’avais pas eu un échange intellectuel de cette densité depuis Paris. Genre 25 ans. Yay.
C’est que... j’ai bifurqué.
Les écolos sont rarement des intellos - ce qui ne les empêche pas d’être très intelligents.
Du coup, pour me re-muscler je suis ressortie avec "La folle allure", quatre Simone Weil (valeur sûre : humanise + courage) et cet essai de Alexandra Puppinck Bortoli (on va voir).




