14 ans pour créer une voie du milieu.
Pourquoi ?
Parce que la question de l’accès à l’énergie propre, on l’a abordée différemment. Il y a 15 - 20 ans, ça a été la ruée vers l’or vert, électricité propre pour tout le monde, panneaux solaires, moulins à vent et crédits carbone.
Tout ça est évidemment important et le recul récent de la France sur le photovoltaïque est une honte.
Mais le modèle de société (et donc d’énergie) n’a pas été questionné. Pas vraiment. Et pas assez puisque 15 ans plus tard, on est loin d’avoir réussi la transition hors des énergies fossiles.
Pour mémoire, il y a autant de panneaux photovoltaïque en Belgique que sur tout le continent africain.
Quand on a commencé Lytefire on n’avait rien et on le savait. Ni actionnaires, ni puissant réseaux de l’énergie, ni familles bien placées. Alors on a pris le problème par le bout qu’on pouvait : l’humain. Comme une asso, sauf qu’on voulait la dynamique de l’entreprise sociale à impact.
Avec ce grand four solaire, on savait que des millions de gens pourraient préparer leur nourriture et qu’il n’y a pas besoin de passer par l’électricité pour avoir de la chaleur. Des grandes familles. Des villages. Des camps de réfugiés.
Puis on a vu tous les obstacles, les freins. Les différences de culture. Les rapports hommes / femmes autour de la maîtrise de la tech. Les difficultés d’appropriation. Nos propres limites à tous.
On aurait pu jeter l’éponge 4284 fois. Mais on ne peut pas, pas face une telle inertie devant la multi-crise en cours qui ressemble fort à une guerre contre le vivant.
On a pensé simple : l’argent règne alors si les utilisateurs et utilisatrices gagnent de l’argent avec leur Lytefire, ils et elles vont persévérer.
Du tout premier boulanger qui nous a fait confiance, David Chepkowne (be blessed), jusqu’à la douzaine d’artisans de tous horizons qui aujourd’hui intègrent leur Lytefire à leur mix énergétique pour produire des délices, il a fallu leur acharnement à tous, et le nôtre évidemment.
Ce courage fait du bien. Il faut le faire circuler.
Ce qui rend la Lytefire remarquable, c’est sa capacité à fonctionner sans électricité ni carburant. Dans les zones où les infrastructures sont limitées ou peu fiables, cette indépendance est un atout majeur. Et ces zones ne sont plus seulement dans les pays dits pauvres. Loin de là.
La Lytefire est une technologie appropriée. Ni open-source, ni low-tech, ni complètement close source, ne refusant pas le développement high tech (l’innovation arrive), idéale dans les contextes humanitaires et avec aussi des guides d’auto-construction accessible à qui veut se construire une bonne base.
Aucune d’étiquette. Juste la liberté d’avancer sur le terrain qu’on s’est choisi.
On travaille avec les ONG, les associations, les artisans, les bricoleurs, les entrepreneurs. On évolue avec eux.
Et on les remercie tant.



