Carnet de bord n°1 : Women for change, vraiment ?
Le Grand Salon du Grand Palais a commencé et j’étais vraiment heureuse d’y participer. Parce qu’après une vingtaine d’années dans les alternatives, à travailler dur dur dur tout en apprenant à prendre soin de moi et des autres, rencontrer des compagnons en marche vers le vrai progrès, ce n’est pas rien. Surtout autant de gens rassemblés autour d’une même… usine à gaz ?
L’IA est partout. L’appli me propose de participer à 30 trucs par jour. 3000 rdv organisés. On collecte des data en veux-tu en voilà. Des tonnes de CO₂ compensées avec plein de trucs réutilisables. Un brouhaha intense dans ce hall absolument immense (et pas du tout conçu pour autant de personnes qui parlent toutes en même temps de tous les coins). Tiens ? Une odeur fraîche et naturelle ? Quelques mètres carrés d’herbe véritable sur quelques espaces bien pensés.
Allez, regarde le côté positif, bella. Direction Women for Change.

Le très beau regard de Sister True Dedication que je découvre en me demandant pourquoi elle ne s’appellerait pas Sister Whatever parce que du coup, moi qui suis très dévouée à ma mini-cause je me sens un peu amoindrie, ou alors il faut que je me baptise Eva Dufeu, et puis cette façon spirituelle de prétendre disparaître du radar de l’égo tout en se posant en Vrai Dévouement, bref.
Le sourire percutant de Cristina Figueres, dont j’avais tellement aimé le livre The Future We Choose : Surviving the Climate Crisis (et je vous le recommande).
Et… l’essence de leur échange :
“Our biggest impact is how we show up with our team, our family etc” (Sister)
“Change does not necessarily happen at the speed of doing but it happens at the speed of love and trust.” (Cristina)
On écoute, on s’écoute et on s’adapte au flux de la vie. Pas mal. Mais pas vraiment suffisant, non ?
A la fin, toute en ouverture, je me dis que je vais leur passer une carte de Lytefire parce que je sais très bien qu’elles sont passionnées, passionnantes et que j’aimerais tellement qu’elles connaissent notre travail à Lytefire si fortement basé sur l’esprit de compassion et de simplicité. Mais les deux femmes sont littéralement ex-filtrées, avec body-gardes. Impossible de leur dire un mot et ma carte finira froissée dans la main de la dame à qui j’ai gentiment demandé de la faire passer.
Ne me demandez pas pourquoi mais j’ai pensé à Tupac Shakur. Comme l’esprit des privilèges a la vie dure ! Alors bien sûr, je ne résume pas tout, ni rien, ni personne à ça mais c’était mon expérience ce jour et ce qui Change Now c’est qu’il faut appeler un chat un chat.




