
Une boulangerie solaire normande fonctionnant avec des Lytefire est incluse dans un passionnant reportage d’Arte (de 17:54 à 23:30).
Comme on le voit, les fours solaires fonctionnent dès que le soleil brille ! Et c’est toute une économie bienveillante qui se met en place.
Étape 1. 2016.
On teste. Au Kenya on travaille avec Suomen World Vision et World Vision Kenya. Premier succès pour un premier boulanger solaire et un groupe de productrices de beurre de cacahuètes bio. On documente.
Étape 2. 2018.
Premier partenariat stratégique avec Autodesk Foundation et Wärtsilä qui nous permet de former 54 jeunes entrepreneurs dans 9 projets au Kenya et en Tanzanie. On documente et on regarde ce qui fonctionne sur la durée, ou pas.
Étape 3. 2021-2022.
C’est la réussite de la boulangerie solaire en France. Dans ce doc d’Arte ci-dessous, c’est ça qu’on voit. Là aussi, et dans le contexte français, avec les artisans qui se sont inspirés de Neoloco, on regarde ce qui fonctionne sur la durée, ou pas.
Étape 4. 2025.
La boulangerie solaire de Joan Ogwang à Kisumu reçoit le 2e Prix Afrique Excellence. Une belle reconnaissance de son travail (et un peu du nôtre aussi).
"Le deuxième prix attribué à la boulangerie solaire récompense un projet très peu capitalistique de techniques anciennes mais réactualisées pour cuire des pains par concentration solaire. Il répond aux exigences de durabilité et d’appropriabilité, il est surtout très reproductible sur tous les territoires et c’est un moyen sûr pour stabiliser et maintenir les populations sur place, la boulangerie étant un lieu d’animation sociale."
Étape 5. Toujours 2025.
Second partenariat stratégique avec Jansen PrimeSteps Foundation qui nous permet d’avancer sur l’incubation et l’accompagnement des entrepreneurs solaires au Kenya.
Toutes ces personnes, partenaires, clients et utilisateurs, sont les graines d’une nouvelle économie basée sur un rapport différent à la ressource en énergie. Pas de modestie pour moi aujourd’hui parce que je me sens fière du chemin et de la cohérence.
On peut toujours parcourir un chemin de mille manières évidemment. Maintenant, quand je commence à regarder ce chemin, je commence à bien l’aimer.
Beaucoup nous ont "conseillé" de laisser tomber l’Afrique, beaucoup ont tenté de nous décourager dans notre approche, certains ont tenté des récupérations maladroites, et en rangeant une archive l’autre jour je suis même retombée sur le pdf d’un consultant me proposant de créer une holding dirigée par lui avec un "corner" humanitaire.
Non.
L’humain est au centre de notre démarche. Les gens ne sont pas un détail ou une stat autour desquels on avance une tech, ça c’est pour les business plans mais dans la vraie vie, il faut que ce soit l’humain d’abord. Il faut regarder, écouter, patienter, gérer, recommencer, recommencer, recommencer. C’est vrai que c’est plus long, mais c’est un choix de solidité.
Bref. Je suis juste hyper contente pour toutes celles et ceux qui défendent ce qui commence à s’appeler la "human rights economy" (merci Olivier De Schutter and team).



