
C’est toujours un bonheur rare de ressentir l’âme du monde circuler dans un livre, de voir un écrivain capable de s’affranchir de tous les codes et les siècles pour se placer à un croisement, entre un rêve et une réalité, léger, comme en apesanteur.
C’est toujours une émotion intense de retrouver une fraternité de regards, d’être dans la joie d’un tempo que je croyais perdu, en l’occurrence celui de feu Christian Bobin, que je retrouve tant sous la plume de Maxence Fermine avec L’Apiculteur.
Je revenais des mimosas, spacieuse et à l’écoute des veines invisibles qui façonnèrent ma vie, et ce cours récit m’a offert... de l’or.
L’or des mots.



