Eva Wissenz
  • Accueil
  • Blog
  • Livres
  • Podcasts
  • Presse
  • A Propos
  • Contact
  • Instagram Linkedin Mastodon

Artemisia... Voir Ici Ou Là (VIOL)

Mercredi 25 juillet 2018, par Eva Wissenz

Un jour j’ai regardé une conférence ou un entretien, je ne sais plus, de Gregory Mutombo. A un moment, il parlait du viol, de la "rencontre" qui a lieu là, même ignoble, et elle a lieu. C’était insoutenable. J’ai eu envie de le gifler. Mais c’est resté en moi.

J’ai vécu avec ce qu’il a fait passer, à ma façon, j’ai digéré. Sans le savoir, ces quelques phrases m’ont rendu quelque chose que j’avais perdu cette nuit-là. De l’ordre des nuages.
Quelque chose qu’aucune analyse, aucune approche, aucune relation ne m’avait montré, si ténu, si modeste, que j’ai du mal à formuler.
C’est quelque chose qui circule, et qui est fort, qui régénère et rapproche, de soi, de l’autre.
Le regard change, sur ce qui se passe dans le désir, l’approche, l’attaque, la prise, la distance, la présence.

Envole-toi Viol devenu Voir Ici Ou Là...

Je lis la vie d’Artemisia Gentileschi parce que j’ai toujours bien aimé l’énergie de ses peintures sans rien savoir d’elle. Comme beaucoup sûrement, j’ai aussi été très frappée par la violence de sa Judith.

Artemisia, première femme peintre vivant de son art et autonome, c’est-à-dire libre de tous ses actes et non-soumise à son père, frère, ou mari. Violée à 17 ans par le meilleur ami du père, puis pendant un an en s’entendant promettre qu’elle serait épousée. Quant tout se révéla faux, quand elle a eu le courage de porter plainte, elle fut encore humiliée et soumise à la torture juste pour vérifier si elle disait vrai.

A 28 ans, elle quitte sa Rome natale pour Florence. 4 sur 5 de ses enfants sont emportés par la maladie. Elle est la première femme à intégrer une Académie d’art florentine, et totalement autonome donc. Elle est bien évidemment un accès à ce Féminin si fort qui se régénère de toutes parts.

Je viens de voir un extrait du film "Les chatouilles" passé par une amie juste avant son décès, me disant : "écris, écris, laisse passer, écris..."

J’espère que cette oeuvre aura des millions de spectateurs, parce qu’elle fera grand bien.

https://www.youtube.com/watch?v=iK1sFJNbSSY

Merci Elisabeth.
J’ai envie de danser.
Merci Andréa Bescond.

Je me souviens de cette conférence TED, le violent et la violée, réconciliés.
J’ai envie de danser.

Partager ce texte : Mastodon Instagram LinkedIn Facebook

Pensées, fragments, poèmes et courage... continuons à partager

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?


Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

La fin du capitalisme est-elle la fin de la démocratie ?

La raison pour laquelle nous ne pouvons pas nous décourager en ces temps de hautes tensions socio-politiques, c’est que nous n’en sommes qu’au début. Notre chance c’est d’avoir vécu pendant quelques décennies une expérience concrète de la démocratie. Même imparfaite, dans toute l’histoire de (…)

Lire la suite

L’or des mots

C’est toujours un bonheur rare de ressentir l’âme du monde circuler dans un livre, de voir un écrivain capable de s’affranchir de tous les codes et les siècles pour se placer à un croisement, entre un rêve et une réalité, léger, comme en apesanteur. C’est toujours une émotion intense de (…)

Lire la suite

Nous avons raison d’y croire et nous ne sommes pas fous

Avec sa sagesse de jardinier, l’’immense Christian Bobin disait : "Il n’y a pas de plus grande joie que de connaître quelqu’un qui voit le même monde que nous. C’est apprendre que l’on était pas fou." Nous avons raison d’y croire et nous ne sommes pas fous. Des anarchistes rêvent de tout (…)

Lire la suite

L’instant de grâce

Toutes celles et tous ceux qui ont eu à traverser une obscurité sévère vous le diront, il suffit parfois d’un rien. Le sourire de fillette victorieuse de la pianiste Martha Argerich au sortir d’un passage de Chopin difficile à jouer (ici à 5:30). L’éclat de la très grande poésie de Catherine (…)

Lire la suite

Home Flux RSS Login