Eva Wissenz
  • Accueil
  • Journal
  • Livres
  • Podcasts
  • Presse
  • A Propos
  • Contact
  • Instagram Linkedin Mastodon

Cuba, pile et face (1/7)

Lundi 12 décembre 2011, par Eva Wissenz

C’est comme un petit caillou qui tangue, passe et repasse au fond du gosier, que je voudrais cracher et qui finit par franchement m’irriter. Le caillou persiste sur plus de 500 pages le long desquelles elle pagaie, face à l’épine costale chilienne. Il persiste et m’énerve.
Je sais bien que c’est inévitable, je sais bien que l’écrivain-voyageur écrit des voyages qui parlent de ce qu’il voit, et de lui.
Tout est affaire de goût, évidemment mais j’ai une préférence pour les carnets de voyage où l’auteur tend à la disparition – à quoi bon voyager si ce n’est pour se quitter ? J’étais d’autant plus gênée de ce caillou que Karin me remerciait chaleureusement dans son livre de l’avoir aidée à « libérer » son écriture...
Je sais, je râle.
Je suis une râleuse, on me l’a déjà dit, et c’est en râlant que j’ai pris cet avion pour Cuba. A reculons.

Jamais de ma vie je n’avais eu si peu envie de partir. Il faut dire qu’il s’agissait à l’époque d’aller y mettre à jour un guide touristique – ce métier de rêve dont je commençais à avoir fait le tour et que je me rendais supportable en débusquant le plus possible des adresses « alternatives » pour me masquer que ce travail n’avait qu’un seul et unique but : m’assurer un revenu sans m’enfermer dans un bureau et augmenter les profits d’une énorme entreprise de pneus dont la logique est la suivante : en vous incitant au voyage, vous louerez des voitures et donc utiliserez leurs pneus.

Au départ, l’enjeu de cet accord fut bien entendu masqué par la nouveauté et le rêve d’être payée pour voyager, en Europe du Sud notamment puis jusqu’à Cuba. Je me trouvais en porte-à-faux complet avec moi-même : un pays magnifique m’attendait peut-être, mais j’avais surtout en tête un pays pauvre qui a besoin de choses plus essentielles qu’un flot de touristes venus se rafraîchir la vie sur les plages. Un pays politiquement complexe. Bref, tout sauf une carte postale acidulée. Tout sauf une destination touristique.

Lire la suite : Santiago de Cuba
(c) Eva Wissenz

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?


Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

La fête est finie

C’est la fête de la liberté aujourd’hui en France. Et la forêt de Fontainebleau est EN FEU. Heureusement qu’il y a les artistes pour se souvenir que liberté n’est pas synonyme de consommation et de destruction. Je pense à la si belle chanson de Médine, Allons Zenfants : “L’hymne de la (…)

Lire la suite

Commune présence

"Tu es pressé d’écrire, Comme si tu étais en retard sur la vie. S’il en est ainsi fais cortège à tes sources. Hâte-toi. Hâte-toi de transmettre Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance. Effectivement tu es en retard sur la vie, La vie inexprimable, La seule en fin de compte (…)

Lire la suite

Le constat

It is crazy to think that we are the only species with a society based on paying for everything nature provides for free. And we do this while destroying all of it. There are now so many screens, bots, and answering machines that it seems like living in a world where there is no one left to (…)

Lire la suite

La Lytefire est féminine

Une des motivations de base pour nous, et en tout cas pour moi, c’était de soulager les femmes des pays déjà très exposés à la déforestation et à la crise climatique. Nul besoin d’un doctorat pour comprendre que l’énergie à laquelle tu as accès va conditionner ta vie. Si tu as une prise (…)

Lire la suite

Home Flux RSS Login