Tentons vraiment de garder cet angle de vue à l’esprit :
"La PAIX ou autre chose ?
Nous aimerions tous, ou du moins la plupart d’entre nous, que le monde soit en paix.
Nous souhaiterions des relations harmonieuses avec notre entourage, nos voisins, nos compatriotes.
Mais si nous observons la manière dont nous fonctionnons individuellement, nous constatons que dans notre quotidien, la paix que nous appelons ardemment de nos vœux signifie souvent l’éradication de ce qui nous perturbe.
Nous aimerions un monde de biodiversité, mais sans les araignées, les souris ou les requins, ou du moins pas là où nous nous trouvons.
Nous souhaiterions voir disparaître les remarques acides de notre belle-mère, les réflexions stupides des politiques, les usines qui polluent, les factures trop élevées, etc.
Pire encore, plus proche de nous, nous voudrions arracher certaines de nos pensées ou de nos traits de caractère, le ventre que nous ne supportons plus, notre jeunesse ou notre vieillesse, les actes de notre passé.
La paix que nous recherchons est souvent synonyme d’éradication, d’élimination, de suppression. Notre paix ressemble étrangement à la guerre. Le monde n’est qu’un reflet de ce qui nous habite.
Pour participer pleinement à son adoucissement, le plus simple est de commencer par soi-même.
Quand nous aurons réellement mis fin aux conflits qui nous taraudent alors nous pourrons sereinement envisager d’intervenir positivement sur ce qui nous entoure."
Pascale Verger
Merveilleuse pensée qui faisait partie du Petit Lexique des Nouveaux Paradigmes, un dictionnaire tentant de nommer le monde d’après, dont j’avais assuré la première édition en 2017.
Peinture de Alireza Karimi Moghaddam.