Eva Wissenz
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Le buveur de brume

Mardi 19 août 2025, par Eva Wissenz

Il y a des cycles, c’est comme tout. Je n’achetais plus de livres, j’en ai une pile conséquente en retard. Et puis, le goût de la lecture m’avait quittée. Je crois que c’est à cause de ce qu’il a dit sur la colère dans l’entretien avec Les Lueurs, puisqu’il m’a fallu tout ce temps pour parvenir à me débarrasser de la mienne (quoique). Et puis, ce titre intriguant.

Avant, avant j’ai passé d’autres années dans la peinture : aucune toile ne porte ce nom, "Le buveur de brume". Un de La Tour, un Chardin peut-être ou un petit Flamand ? J’ai écouté l’entretien avec la Librairie Mollat. J’ai entendu le projet de passer une nuit dans un musée blablabla les reliques la nostalgie tout ce que je fuis à tire d’aile puisque pour avancer, il faut dégager la route, tout passer au tamis. Y compris le respect. Y compris la culture. Y compris les monuments. Mais il a parlé de la Géorgie.

Adolescente, j’ai eu le projet de lire tous les chefs d’œuvres de la littérature mondiale mais mon tour du monde a comporté quelques lacunes. Dont la Géorgie. En marchant dans le nord de la Grèce, je m’y étais imaginée une longue randonnée solitaire. En regardant une dizaine de fois "Les mille et unes recettes du cuisiner amoureux", j’ai rêvé cette culture que je sentais immense. Seigneur, pardonnez mon ignorance. Le temps a passé sans que je trouve celui de m’intéresser à ce pays autant que je l’aurais voulu. L’auteur allait-il m’ouvrir cette porte enfin ? J’ai suis allée acheter le livre - le premier depuis longtemps. Je le commence en entendant la voix de Guillaume Gallienne me le lire. Sa voix élève les premières pages. Une voix pareille, c’est un don. Son histoire sera-t-elle d’une certaine façon à la hauteur de sa voix ?

J’ai commencé ma lecture pendant la nuit, posée sur le canapé d’une ville inconnue. Le mystère du beau titre est vite révélé. Mais j’ai été interrompue. En fait, je me suis interrompue parce que trop de peintres sont mentionnés que je ne connaissais pas. Sans les peintures dans l’œil, j’avais l’impression d’écouter une musique avec des boules Quiès. Alors depuis je reste un peu là, avec les peintres...

Mikhail Nesterov, Love potion (1888)

Alexander Shurygin, Portrait of Isaac Levitan (1889)

Isaac Levitan, Over Eternal Peace (1894)

Ilya Repine, Tolstoy writing at Yasnaya Polyana, Pushkin House (1891)

Ilya Repine, What freedom ! (1903)

Ilya Repine, The actress Eleanor Duse, charcoal on paper (1891)

Nikolaï Gay, Christ Head (1893)

Self-portrait, Pirosmani (1900)

David Kakabadze, Rioni power-station (1934)

Merab Abramishvili, Peacock (no date)

All pictures from artist’s Wikipedia pages


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Note de lecture en passant

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