Eva Wissenz
  • Accueil
  • Journal
  • Livres
  • Podcasts
  • Presse
  • A Propos
  • Contact
  • Instagram Linkedin Mastodon

Légèreté

Mardi 2 mai 2017, par Eva Wissenz

Dans le silence, revenir aux fondamentaux.

Comme disait Paul Valéry : « Il faut être léger comme l’oiseau, et non comme la plume. »

Le verbe grec forgé il y a des centaines d’années pour dire « rendre visible quelque chose qui n’était pas là, ou plus vu », ou encore « rendre connu, visible, ce qui est encore inconnu », ce verbe c’est : poiesis. Toute personne parlant, écrivant, est poète. Rapidement, le verbe en est venu à signifier « créer », « agir spontanément ». On ne dira jamais assez la puissance créatrice de nos mots !

Et l’expression « juste » comme l’action « juste » adviennent depuis et dans cet espace de rencontre, secret, poétique, teinté de silence et de tranquillité, laissant loin derrière l’alliance apaisée entre les dualités de Mars et de Vénus.

Dans son merveilleux essai sur la littérature, Leçons américaines, Italo Calvino dégageait quelques idées fortes pouvant servir à une littérature du 21e siècle. En ouverture, il choisit le poète Guido Cavalcanti comme illustration de la légèreté. Cavalcanti est un poète et troubadour toscan, à l’origine d’un renouveau de la langue qu’on appellera le Dolce Stil Nuovo. Il était également le meilleur ami de Dante.

Calvino le montre sautant par-dessus un muret. Léger. Une légèreté qu’il faut comprendre comme cet élan, cette ivresse, ce lâcher-prise du langage et de la pensée lorsque les nouvelles définitions sont posées et que l’on accepte de ne plus rien comprendre encore, et de dire oui encore à l’art, au Souffle tel qu’il nous traverse ou tel qu’Il se laisse traverser.

Légèreté : « Si je voulais choisir un symbole votif pour saluer le nouveau millénaire, je choisirais celui-ci : le bon agile et imprévu du poète-philosophe qui prend appui sur la pesanteur du monde, démontrant que sa gravité détient le secret de la légèreté – alors que ce qui passe aux yeux de beaucoup pour la vitalité d’une époque bruyante, agressive, piaffante et vrombissante appartient aussi sûrement au règne de la mort qu’un cimetière d’automobiles rouillées. »

in Extraits de Leçons américaines – Aide-mémoire pour le prochain millénaire, Gallimard, 1989, trad. de l’italien par Yves Hersant.


Pensées, fragments, poèmes et courage... continuons à partager

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?


Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Choses vues

Carnet de bord n°7 : Choses vues “With action comes hope”. C’est le mantra qui a accueilli des milliers de personnes pendant les 3 jours de ChangeNow à Paris. C’est Victor Hugo qui a écrit “Choses vues”, ce sont des notes. En tant qu’écrivain, je reste à ma place et j’assume mon (…)

Lire la suite

J’ai tout raté

Carnet de bord n°6 : J’ai tout raté J’étais pourtant en pleine forme, je m’étais levée tôt pour aller nager, j’avais marché avant d’arriver pour bien réguler mon esprit atypique, j’ai déjà fait des présentations publiques sans souci, et pourtant là, j’ai tout raté. Je me suis plantée en (…)

Lire la suite

What are these barriers ?

Carnet de bord n°5 : Overcoming barriers to a clean energy future in the Global South So, what are these barriers ? The panelists mentioned 3 : lack of dough + lack of policies and regulation + lack of public sector investment (80% of investment in the Renewable Energy sector is private and (…)

Lire la suite

Qu’est-ce que c’est que ce flamant rose ?

Carnet de bord n°4 : Qu’est-ce que c’est que ce flamant rose ? “Because to protect them, we must love them, and to love them, we must see them.” C’est ce que j’ai lu sur le stand de Flamingo et j’ai trouvé ça beau. Leur spécialité : les zones humides. Saviez-vous que 30% du carbone (…)

Lire la suite

Home Flux RSS Login