Eva Wissenz
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Un autre regard sur la Crucifixion

Lundi 6 février 2017, par Eva Wissenz

Une approche étonnante, bouleversante. Une graine de grand retournement.

"Ma vie d’adulte a commencé par la reconnaissance de qui j’étais, comme ça se passe pour vous. Ce moment a été suivi par cette époque ’exemplaire’ de ma vie inaugurée par ces quarante jours et quarante nuits dans les montagnes, se poursuivant ensuite parmi mes frères et soeurs, apportant la lumière dans les ténèbres, la puissance aux impuissants, la santé aux malades, la vie dans la mort. Ma vie touchait tous ceux qui désiraient être touchés, changeait tout ceux qui désiraient changer. Mais il restait encore là tant de mauvaise volonté. La bonne volonté n’était pas encore parmi les hommes. Le choix collectif était celui de maintenir l’illusion. Le choix qui était fait était celui de continuer à souffrir.
Et j’ai donc répondu à ce choix. Une réponse exemplaire s’imposait. Il fallait un geste éminemment symbolique. Et cela, aussi, était un choix. Le choix de prendre toutes ces souffrances sur moi et de les tuer. Vous dire : voici ce que nous allons faire de la souffrance. Nous allons la dégager une fois pour toutes. Nous allons la porter sur la croix du temps et de l’espace, l’enterrer, qu’elle ne revienne jamais, et montrer quelle vie nouvelle suit le choix de mettre fin à la souffrance.
’Je’ n’a pas souffert puisque je savais ’qui’ J’étais et que J’avais choisi de sortir de la souffrance. C’est l’idée présente dans le fameux "Je suis mort pour vos pếchés. Cette mort est advenue pour montrer que la fin de la souffrance est là et avec elle, la vie éternelle.
Ici, maintenant, vous pouvez faire le choix que ceux de ces temps ne purent faire, celui de mettre fin à la souffrance. C’est le choix que j’ai fait ’pour tous’. C’est le choix que vous faites pour tous également.
La bonne volonté est à présent parmi les hommes. Ce que ma vie a donné doit être donné encore. Mais si tu t’attaches à la souffrance cela ne peut advenir. Si tu ne T’acceptes pas entièrement pour Qui tu es vraiment alors tu t’attaches encore à la souffrance.
Voilà pourquoi il te faut commencer par M’accepter. Car M’accepter c’est accepter la fin de la souffrance. Et accepter la fin de la souffrance c’est accepter ton vrai Toi, le Soi."

A course of love, p. 498, 2:23-2:27, traduction libre d’Eva. Photo Michel Boulanger.

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